Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne souhaite pas exprimer mon propre opinion sur le sujet. Ce sujet fait partie de ceux pour lesquels il n y aura jamais de bonnes réponses, qui satisfasse l'ensemble. Je ne tiens ici qu'à exprimer une voie atypique, un argumentaire qui possède ses ombres et ses lumières, sans toutefois en faire Mon argumentaire. Comme beaucoup, je suis dans l'indécision, inutile de me traiter d'idiot parce que je pense ceci ou cela. ce qui suit est une somme de réflexion ayant pour but d'ajouter à cet éternel débat, des éléments sur lesquels discuter, il ne s'agit pas de défendre ou d'interdire, mais d'éprouver la pertinence ou l'inverse, en l'exposant.
Un léger rappel pour commencer
dans ce genre de débat, il y'a toujours du pour, toujours du contre, et là, force est de constater que les même arguments reviennent inlassablement, et cachent seulement la façon dont on estime la vie et dont on estime le mérite de celle-ci. Certains vont dire, au noms d'obscures morales, que la vie ne doit pas être ôtée, je les apelleraient les "anti-condamnation". D'autres, au nom d'obscures morales également, prétendent que certains ne méritent pas de vivre, je les nommerais simplement "pro-condamation". Les arguments de chacun, on les connaît tous. je viens ici me placer dans une position, avec laquelle, je vais essayer de démontrer, tout en étant aussi ignoble (au dire des anti-condamnation) que les pro-condamnation, que ces derniers ne vont pas légèrement plus loin que le bout du neurone qui les décide à condamner à mort, et que, s'ils le faisaient, ils se démontreraient à eux-même leur bêtise...
Loi du talion ou loi du talion?
En ce sens, premièrement et en guise d'initiation, je me place dans la peau d'un pro-condamnation. Admettons donc, que je pense que certains ne méritent pas de vivre, je reprend à mon compte l'argumentaire de ceux-ci, et j'affirme alors divers points de vue comme : "les multi-récidivistes, ou violeurs d'enfants, sont des sous humains, ne méritent pas leur qualités d'homme ou de citoyens honnètes, etc...". Bien. Avec ce point de vue, je suis ardent défenseur d'une certaine loi du talion, qui s'expriment génralement sous la forme : "tu as tué, tu seras tué". Quelques secondes devraient suffire pour ce rendre compte de l'illogisme inhérent à ceci. De manière catégorique, l'homme qui tue celui qui a tué doit également mourrir, et ainsi de suite, jusqu'à pu d'homme. Cette dernière réflexion, n'étant qu'un jouet logique, je ne me permet pas de passer trop de temps dessus, cela relève de la philosophie naïve et surtout, qui ne mène à rien. Je préfère m'attaquer à la loi elle même, et en essayer une version nouvelle, oeil pour oeil, d'accord, mais autrement...
"Tu as tué, tu sauveras une vie"
Quelle idiotie pousse-t-elle à croire qu'une mort est le juste mérite d'un meurtre? que la punition doit être égale en façon et en ampleur à l'acte? où est la justice dans une vision manichéenne et rigide comme celle-ci? "tu as tué, tu seras tué" n'est pas une version adéquate, juste, et même intelligente de la loi du talion. La version nouvelle est sensiblement plus juste. Quitte à croire qu'un être mérite la mort, alors autant que celle-ci serve.
La mort d'une personne est un gâchis. Même si l'on pense que certains actes méritent la punition de mort, ceux qui pensent à l'appliquer ne sont que des boulets irréfléchis, car même en se plaçant de leur point de vue, on aboutit à la même conclusion : la mort n'est certainement pas une idée pragmatique...
Le problème de ce débat est essentiellement dû au fait qu'il sollicite la morale de chacun, les sentiments sur la vie ou sur le mérite, l'opinion personnel concernant les valeurs à défendre, en quelque sorte... et comme les trous du cul, chacun en possède un qui sera sensiblement différent de son voisin. Il devient alors nécessaire de réfléchir à la chose en écartant toute idée de morale. et dès lors, on ne peut se prononcer que résolument contre. Pas par pitié ou par envie, mais par pragmatisme.
Une vision dénuée de morale
dénuée complètement : il ne s'agit pas de défendre ce qui est bien ou d'attaquer ce qui est mal, mais de réfléchir au problème sans laisser bien autant que mal s'insérer dans la réflexion. Il ne s'agit donc pas d'être moral ou immoral, mais ammoral. En ce sens, il est alors inutile débattre des arguments qui suivent en prétextant que c'est mal ou bien. et tout commentaire qui se plait à dire que cette vision est inhumaine ou humaine, juste ou injuste, sereine ou malsaine, n'aura pas sa place ici ;)
Je vous rappelle à l'esprit, dans un premier temps, qu'on manque de cobayes, pour les tests ou la fabrication de médicaments, pour les expériences qui pourront sauver des vies, pour le don d'organe ou de sang... tuer quelqu'un et l'enterrer, quand bien même on ne le considèrerais plus comme faisant partie de la race humaine, c'est aussi condamner les gens que son corps aurait pu sauver. La vie, c'est autre chose qu'un mérite. le mérite s'applique à la façon de vivre, pas à la vie elle même.
Plaçons nous alors dans la vision selon laquelle on souhaite condamner à mort, et que l'on trouve cela juste. Faut-il le faire pour autant? probable qu'en considérant juste la condamnation à mort d'un individu, c'est qu'on ne le le considère plus lui-même comme réellement humain... mais son coeur, ses reins, son sang, peuvent encore sauver des vies....
illustration par l'exemple : replongeons-nous dans l'esprit pré-Mitterrand
Monsieur X, groupe sanguin AB rh-, est ce qu'on apelle un violeur meurtrier récidiviste, un des pires cas que le préfet de Paris aient pu voir. Ce dernier se félicite d'ailleurs de la condamnation à mort qu'il a obtenue quelques temps auparavant. En voila un qui ne fera plus de tort à personne. Mais les morts s'oublient vite. Deux semaine après l'exécution, le préfet à d'autres problèmes en tête, sa fille vient d'avoir un accident gravissime et son état nécessite une perfusion d'urgence. Les donneurs se font rares, beaucoup trop... Il faut dire que sa fille présente un groupe sanguin assez rare, le groupe AB rh-
Lucie ne sourira plus...
Lucie est une jeune fille amricaine morte lors de l'année 79, d'une malformation cardiaque. Son coeur devait être transplanté, malheureusement, un riche industriel de Floride a bénéficié du seul coeur qui leur était compatible à tout deux, tandis que 2 ans auparavant, un détenu compatible ne soit exécuté dns l'une des prison du Colorado.
Pharmaco and co
Dans les années 80, une nouvelle maladie, présente mais invisible depuis ds génération, fait son apparition active. Les pharmacologues sont désoeuvrés : pour tester leur médicaments et leurs méthodes de soin, ils ont coutume, ainsi que le protocole l'exige de le faire sur des animaux. malheureusement, on ne connait pas encore d'animaux suffismment proche de l'homme, et ayant développé une fomre du virus VIHJ qui lui soit tout aussi proches... les essais clinique doivent se faire sur l'homme, il n y a malheureusement pas le choix. On saura quelques années plus tard que plusieurs hommes sont mort, non de par les maladies opportunistes auxquelles le Sida facilite la tâche, mais bel et bien suite des traitements médicamenteux absorbés...
Alors quitte à condamner à mort, pourquoi ne pas choisir une mort qui serve à l'humanité? d'autant que le but des pharamacologues et des médecins reste en priorité de maintenair le patient en vie... il y'a donc peu de cas ou e traitement se révèle mortel, mais...
Toujours est-il : voilà de nombreux cas dans lesquels la vie des hommes se révèle importante. La vie de chacun. Qu'on soit pour ou contre les principes de la peine de mort, la conclusion quand au fait de l'appliquer est la même. La vie est précieuse pour celui qui la détient, mais également pour ceux pour qui elle peut avoir des répercussions. Condamner à mort est une idiotie, un gâchis, quel que soit le point de vue à partir duquel on se place... et puisqu'on parle de principe, n'est-ce pas la meilleure façon de voir les choses, que de voir en chaque meurtrier l'espoir de sauver une vie innocente? n'est-ce pas ainsi que l'ordre est juste?
Ps : il est bien évident que ces formes de raisonnement sont à compléter : se servir des condamnés comme bétails ou cobayes est en soi sujet à polémique, bien entendu (et fera surement l'office de précision dans un post ici même, un de ces quatres :) ). Il y'a la façon, il y'a ce qu'on peut ou qu'on doit faire en respectant ce point de vue, par exemple, lorsque la culpabilité est soumise à fort doute, la punition dangereuse peut etre écarté... travaux forcés, vie forcées, peut etre une solution envisageable, et permet d'adpter en fonction des crimes autant que de la conviction de la culpabilité, mais...; l'essentiel ici, était surtout de montrer aux tenants de la peine de mort, de l'inutilité de celle-ci, quel que soit notre point de vue, condamner à mort ne sert à rien (d'après beaucoup, ça ne soulage pas réellement la famille), et c'est bêtise de voir en l'effacement d'une vie une solution... une solution à quoi? quitte à considérer que la vie d'un être en tant qu'individu n'est pas souhaitable, autant que sa vie en tant qu'organisme servent à de nobles ambitions. Pourquoi "tu as tué, tu seras tué", plutôt que "tu as tué, tu sauveras une vie"?